Le 8 octobre 2008
J'ai visité votre blog et j'ai constaté que monsieur Lawrence Cannon, ministre fédéral des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, se montre chroniquement indolent face à votre demande de réfection d'un tronçon de la piste cyclable qui conduit au pont Jacques-Cartier sur la Rive-sud de Montréal. Ces temps- ci, le ministre Cannon est probablement occupé à la réfection de son tronçon électoral dans Pontiac comme nombre de ses collègues conservateurs qui, même en limousine avec gros amortisseurs, trouvent quand même que les chemins sont moins beaux que lorsque Stephen Harper a déclenché la campagne.
Ceci étant dit, vous demandez que les candidates et les candidats à l'élection fédérale de la région de Montréal appuient votre démarche. Je vous suggère de vous adresser au « super-ministre conservateur » de la région de Montréal, monsieur Michael Fortier. Ces temps-ci, il paraît que l'électorat de Vaudreuil-Soulanges a décidé, comme dans bon nombre de circonscriptions canadiennes, de faire ce que tout le monde fait régulièrement pour sa propre maison : il est en train de se préparer à sortir ses vidanges. Malgré cela, le ministre Raymond Bachand et le maire Gérald Tremblay, grands recycleurs devant l'Éternel, appellent les électrices et les électeurs de Vaudreuil-Soulanges à voter Fortier pour éviter que Montréal se retrouve sans ministre au gouvernement fédéral. Prenez-les au mot. Si Michael Fortier est le « super-ministre » que ses laudateurs de circonstance prétendent qu'il est, allez le trouver et demandez-lui de s'engager, comme ministre responsable de la région de Montréal, à ce qu'il débloque les crédits qui permettront à la Société des ponts fédéraux Limitée de procéder à l'urgente réfection du tronçon dangereux. Nous verrons bien si Michael Fortier est si « super » que ça et s'il est meilleur que son collègue Cannon pour s'occuper des vrais problèmes de sécurité que lui soumettent plus de 3 000 usagères et usagers du tronçon dangereux. À défaut pour le « super-ministre » de s'engager à réparer le tronçon, c'est à la tronçonneuse qu'il faudra que les cyclistes qui vous appuient contribuent à « débiter » ce gouvernement.
Merci pour l'initiative, merci pour la sécurité publique, merci pour l'environnement.
Gilles Dussault
Québec
Le 8 octobre 2008